expression-franche-comte-almanach-comtois

Expressions Franc-Comtoises

Le petit dictionnaire des expressions de la Franche Comté

Définitions d’expressions de la Franche Comté extraites du Petit Dictionnaire des Expressions Franc-Comtoises illustrées

Il est tombé une de ces rabasses, on est rentrés gaugés !” ; “J’me suis fait enlever un marteau qui m’faisait gros du mal” : le parler comtois, ce n’est pas une langue étrangère, mais ce n’est pas non plus le français enseigné à l’école ! C’était le langage courant propre à nos campagnes et c’est aujourd’hui une partie de notre histoire et de notre patrimoine culturel.

Tombées dans l’oubli ou, pour certaines, encore bien vivantes, ces expressions pittoresques méritaient qu’on les fasse revivre. Avec ce livre aussi instructif qu’amusant, les Anciens retrouveront un peu de leur jeunesse, et les plus jeunes, une part de ce qui fonde l’identité comtoise…

Liste non exhaustive des expressions de la région Franche-Comté

Aveuglotte (à l’…)

Définition : à l’aveuglette.

Travaillant sur Un enterrement à Ornans, toile aux grandes dimensions, Gustave Courbet se plaint de l’exiguïté de son atelier : « Je travaille à l’aveuglotte, je n’ai aucune reculée » (lettre à son ami Jules Champfleury).

 

Boutacu

Tabouret à un seul pied, utilisé autrefois pour la traite des vaches. Le boutacu était maintenu grâce à une sangle en cuir passée autour de la taille.

 

botte - cul-siege - traire - Expressions - Région Franche Comté

 

 

Bouli

Définition : pot-au-feu.

Ce plat à base de viande bouillie (d’où le nom) était autrefois le repas traditionnel du dimanche. « Te vexe pas, ma chérie, mais le bouli de ma mère est bien meilleur que le tien ! ». Var. : le bouilli.

 

Cané

Définition : harassé, fatigué.

« Les journées étaient longues du temps où on fauchait à la main. Le soir, on était tellement cané qu’on allait pas guincher ».

 

Étoule

Définition : partie de la tige des céréales qui reste sur les champs après la moisson.

Déformation du français éteule, synonyme de chaume.

 

Fort (c’est mon…)

Définition : être très compétent dans une matière bien spécifique.

« Traduire des mots en patois, c’est mon fort ! ».

 

Gréviller 

Définition : gratter (dans le sens de frapper à la porte, à la vitre…).

« Va ouvrir la porte, y a le chien qui gréville ».

 

Haute-Patate

Appellation familière de la Haute-Saône, département agricole autrefois principalement tourné dans la culture des pommes de terre. Apparu en Franche-Comté au XVIIe s. en provenance d’Amérique du sud, le tubercule ne commença à se développer qu’après la terrible disette de 1770-1171, pour croître massivement au siècle suivant : « Il est une plante précieuse dont le produit a décuplé depuis 1789, lit-on dans l’Annuaire de la Haute-Saône pour l’année 1815. Nous voulons parler de la pomme de terre. Le peuple qui a craint le retour de la disette a planté en abondance des pommes de terre. Aujourd’hui cette racine par excellence alimente les hommes et les bestiaux. On peut dire qu’elle est, chez nous, le pain du pauvre et la friandise du riche ». De 260 000 hectolitres en 1815, la production locale passe à 4 millions en 1870 ! Quant à « patate », le mot semble issu de l’esprit fécond de nos amis du Québec, avant de traverser l’Atlantique. On le trouve cité dès 1772 dans l’Essai sur l’agriculture du subdélégué de Vesoul, Miroudot de Saint-Ferjeux. Ne cachons pas que, prononcé du côté de Belfort, Besançon ou Montbéliard, l’expression avait à l’origine un caractère péjoratif. Il s’agissait de se gausser du caractère rural – et donc, dans l’esprit du temps, forcément arriéré ! – de la Haute-Saône. De nos jours, il revêt un sens plus affectueux qu’autre chose. De Vesoul à Gray en passant par Champlitte, on revendique volontiers habiter en « Haute-Patate » !

 

Neige (brasser la…)

Définition : marcher difficilement dans la neige.

« A cause des chutes de la nuit, on a brassé la neige durant des heures pour atteindre le refuge ».

 

Peut

Définition : laid, vilain. Féminin : peute.

« La nature n’a pas été généreuse avec lui : qu’est-ce qu’il est peut ! ». Toutefois, il ne faut pas désespérer d’un bébé laid, car comme le dit le dicton : « peut poupon, beau garçon ! ».

 

Que oui !

Définition : bien sûr, assurément, effectivement. « – Est-ce vrai que les Comtois disent que oui pour accentuer une réponse affirmative ? – Que oui ! – Mais disent-ils aussi l’inverse, à savoir que non ? Que oui ! ».

 

Repasser la lessive 

Définition : repasser le linge.

« Ma sœur a passé deux heures à repasser la lessive ».

 

Signoler 

Définition : rabâcher, radoter.

« Ma tante, elle est pénible, toujours à signoler les mêmes choses : travaille bien à l’école, trouve un bon métier… ».

vaches (aller aux…) : aller traire les bêtes. « Le paysan n’a ni dimanches ni jours fériés : faut aller aux vaches matin et soir ! ».

 

Pour (re)trouver de nouvelles expressions de la région Franc-Comtoise …

Optez ce livre humoristique illustré !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *